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Cambodge : amélioration notable des conditions sanitaires

29% de la population cambodgienne disposent de toilettes, selon un rapport de l’Organisation mondiale de santé et de l’Unicef, rendu publique cette semaine. Un chiffre en progression notable depuis 2005, date à laquelle le Cambodge était encore le seul pays au monde où moins de 20% de la population était équipée de toilettes. En 1990, seul 9% de la population y avait accès.

Selon ce rapport, 1,1 milliard de personnes font leurs besoins en plein air, l’un des causes principales avec l’eau non potable, de la propagation de maladies graves comme le choléra ou la diarrhée aigüe. Ces maladies sont en effet étroitement liées au niveau de vie de la population et les pays pauvres, où les conditions sanitaires sont mauvaises, paient le prix fort.
Au Cambodge, 10 000 personnes meurent ainsi chaque année de la diarrhée, selon les chiffres de 2008 du Programme pour l’eau et l’assainissement de la  Banque mondiale.

Les enfants sont particulièrement exposés. La diarrhée est l’une des trois principales causes des décès des enfants âgés de moins de cinq ans.

Mais convaincre la population d’installer des toilettes n’est pas si aisé. Bien souvent, les villageois n’en voient pas l’intérêt, l’accès à l’eau potable étant pour eux la priorité. « 80% des villageois ont l’habitude d’aller faire leurs besoin dans les champs, il faut changer les habitudes », explique Hilda Winarta, spécialistes des problèmes d’eau et d’assainissement à l’Unicef.
Des programmes d’éducation à l’hygiène ont été mis en place par les autorités cambodgiennes dans les zones rurales et les efforts réalisés dans ce domaine commencent à produire leurs effets. En 2008, seulement 23% de la population  disposaient de toilettes contre 29 % aujourd’hui. Il n’en demeure pas moins que le Cambodge se situe encore loin derrière les pays de la région.

 

Krystel Maurice