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23 blessés lors de l’effondrement d’une annexe d’une usine de textile près de Phnom Penh

Une annexe de l’usine textile Top World Garment Ltd. , dans la banlieue de Phnom Penh, s’est effondrée dans un étang ce lundi matin à l’heure où les ouvrières prenaient leur pause-déjeuner sous le bâtiment.Vingt trois personnes  seraient blessées, selon la police locale. Les secours explorent actuellement les lieux pour tenter de retrouver d’autres éventuelles victimes.

Le bâtiment,  sorte de passerelle surmontée d’une toiture métallique était située à l’arrière de l’entreprise. Surplombant une mare, il était utilisé par les employées lors des pauses- déjeuner.Détenue par des ressortissants de Hong Kong, l’entreprise Top World Garment fabrique des vêtements pour H&M.

Jeudi dernier déjà, la mezzanine de l’usine de chaussures taïwanaise Wing Star Shoes Co. Ltd s’était effondrée dans la province de Kompong Speu, au sud de la capitale. Deux jeunes ouvrières avaient été tuées et onze autres blessés.

Aucune enquête

Vendredi l’un des directeurs de l’usine qui a exprimé ses regrets pour les victimes n’en a pas moins considéré que ce «  petit accident » ne nécessitait aucune enquête. Aucun des dirigeants de l’entreprise n’a été inquiété.

Chan Kosal, l’un des directeurs avait reconnu, lors d’une conférence de presse vendredi, qu’il y avait eu négligence et avait précisé que l’entreprise règlerait le prix des obsèques des deux victimes. Leurs familles ont dit avoir reçu 6000$ de compensation (4667 euros) tandis que les onze personnes blessées ont reçu chacune 1000$ (777 euros).

Une compensation trop faible qui s’apparente à une «insulte», selon Selon Dave Welsh, directeur au Cambodge du Centre américain pour la solidarité internationale du travail, interrogé par le Phnom Penh Post. S’inscrivant en faux contre les déclarations du Gmac, l’association qui regroupe les patrons du textile, selon laquelle les entreprises du secteur respectent les règlementations d’hygiène et de sécurité, il  a précisé que l’an dernier près d’un quart des usines ayant fait l’objet d’un contrôle s’était avérer être en infraction avec la législation.