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Ouvrières du textile: le salaire de la faim

 

Épuisées, sous-alimentées, des centaines d’ouvrières cambodgiennes travaillant dans le textile ont été sujettes à des évanouissements collectifs au cours des dernières années. Avec un salaire de 61 dollars par mois, elles ne parviennent, ni à se loger, ni à se soigner, ni même à se nourrir correctement. Mais qui a intérêt à maintenir ces salaires de misère ?

En faisant fabriquer à très bas prix au  Cambodge, les grandes marques que sont Nike, Puma, Zara, Gap, H&M…empochent des bénéfices astronomiques.
Clean Clothes Campaign, un réseau d’associations, de consommateurs et de syndicalistes de 15 pays européens, tente de faire pression sur ces grandes marques et sur les gouvernements pour que les droits des ouvriers du textile soient davantage respectés et leurs condition de travail améliorées. Cette vidéo tournée au Cambodge est édifiante.

Comme l’explique une représentante du Bureau International du Travail, l’industrie textile dans le monde représente aujourd’hui un chiffre d’affaire de 751 milliards de dollars alors que le coût de la production- toute dépenses confondues – s’élève à 226 milliards de dollars. La marge de ce secteur de l’industrie représente donc 525 milliards de dollars. Cette manne ne pourrait-elle être plus équitablement redistribuée ?

 

Krystel Maurice