En continu

Grèves du textile: la solution «gagnant-gagnant» du Premier ministre

« Je demande aux tribunaux d’abandonner les poursuites intentées par les directions des usines et appelle tous les patrons à laisser les ouvriers reprendre le travail. J’appelle aussi tous les syndicalistes à respecter le code du travail. ».

Le Premier ministre est monté au créneau mercredi pour tenter de ramener le calme dans les usines textiles secouées par des grèves depuis le 13 septembre.

Hun Sen, qui s’exprimait lors d’une remise de diplôme à l’Institut national de l’Éducation de Phnom Penh, a estimé qu’il s’agissait là d’une « solution gagnant- gagnant ». « Les usines, ce sont nos gamelles de riz, a t-il expliqué à l’attention des syndicalistes et des salariés. Perdre les usines ou des commandes, c’est perdre du travail et ce sont les salariés qui seront affectés. Si les usines ne peuvent augmenter les salaires, elles iront s’installer ailleurs et qui en payera le prix ? Les salariés, pas les employeurs ».

L’industrie textile est le moteur de l’économie cambodgienne. Elle emploie 350 000 personnes, essentiellement des femmes, âgées de 18 à 25 ans.

Au prix d’énormes sacrifices -logements inconfortables, maigres repas, absences de loisirs, heures supplémentaires- ces ouvrières contribuent à soutenir leur familles auxquelles elles envoient, en moyenne 30 à 50% de leurs salaire. Au total, estimait l’ONU en 2009, 1,6 millions de cambodgiens dépendent de l’industrie textile au travers de ces versements.

A lui seul, le secteur représente 80% des exportations du pays.
Mais en 2008 et 2009, la crise financière mondiale a durement frappé l’industrie. L’an dernier, les exportations ont accusé une chute de 20%, s’établissant à 2,38 milliards de dollars (dont 1,887 milliard de dollars vers les États Unis) et quelque 60 000 personnes ont perdu leur emploi.

La reprise est tout juste amorcée mais la confection cambodgienne demeure fragile.strie textile est le moteur de l’économie cambodgienne. Elle emploie 350 000 personnes, essentiellement des femmes, âgées de 18 à 25 ans.

Au prix d’énormes sacrifices -logements inconfortables, maigres repas, absences de loisirs, heures supplémentaires- ces ouvrières contribuent à soutenir leur familles auxquelles elles envoient, en moyenne 30 à 50% de leurs salaire. Au total, estimait l’ONU en 2009, 1,6 millions de cambodgiens dépendent de l’industrie textile au travers de ces versements.

A lui seul, le secteur représente 80% des exportations du pays.
Mais en 2008 et 2009, la crise financière mondiale a durement frappé l’industrie. L’an dernier, les exportations ont accusé une chute de 20%, s’établissant à 2,38 milliards de dollars (dont 1,887 milliard de dollars vers les États Unis) et quelque 60 000 personnes ont perdu leur emploi.

La reprise est tout juste amorcée mais la confection cambodgienne demeure fragile.