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Grèves du textile: 10 000 employés bravent les tribunaux

Quelques 10 000 employés du textile n’avaient toujours pas repris le travail mardi, ignorant les injonctions des tribunaux ordonnant une reprise de la production au plus tard samedi matin. Ils entendent ainsi protester contre la suspension par leurs employeurs de dizaines de délégués syndicaux, au motif qu’ils ont pris part au mouvement de grève nationale organisé la semaine dernière.

A l’heure actuelle, il reste difficile d’obtenir des informations sur le nombre exact de syndicalistes sanctionnés dans le pays. Lundi, le chiffre de 200 personnes était avancé.

Dans un communiqué commun, plusieurs organisations de défense des droits de l’homme- la Licadho, le Centre pour les droits de l’homme et la branche locale du Centre Américain pour la Solidarité Internationale du Travail-  estiment qu’au moins 70  syndicalistes ont été suspendus dans la province de Kandal et 22 autres dans la province de Kompong Speu.
Ces associations dénoncent les mesures de rétorsion exercées à leur encontre, en violation de la loi sur le travail qui interdit toute forme de discrimination envers des syndicalistes.

De son coté, l’Association des producteurs de vêtements au Cambodge (Garment Manufacturer’s Association in Cambodia, Gmac) justifie ces mise à pieds en invoquant l’illégalité de la grève.

Sur les murs des usines concernées des affiches ont été placardées pour informer les employés des risques encourus ; Ils seront « automatiquement » licenciés s’ils ne se présentent pas à leur travail mardi matin.
Selon le secrétaire général du Gmac, les employeurs auraient finalement différé de 24 heures la sanction.