En continu

Grèves du textile: 12 blessés et plus de 200 responsables syndicaux suspendus

Au Cambodge, 12 personnes été blessée, dont une gravement, lors de heurts avec la police et les militaires à Phnom Penh et dans la province de Kandal, suite à la suspension de plus de 200 leaders syndicaux.

Selon Kong Athit, le secrétaire général de la confédération cambodgienne du travail du travail, 20 usines ont suspendu plus 200 responsables syndicaux ayant participé à la grève, au motif que la grève était illégale.

Ces heurts sont survenus samedi lorsque les ouvriers se sont rassemblés devant les usines pour protester contre la suspension des responsables syndicaux qui avaient appelé à une grève nationale la semaine dernière.

La grève devait durer au moins cinq jours mais les syndicats y ont mis fin mis jeudi, suite à un courrier du ministère des affaire sociales proposant l’ouverture de négociations portant sur les primes (lire ici). Selon les syndicats, la grève aurait été observée par plus de 200 000 salariés sur les 350 000 que compte le secteur, tandis que l’association patronale  affirme que moins de 10 000 grévistes ont pris part au mouvement.
A l’usine River Rich située dans le district de Sa’ang, dans la province de Kandal, les ouvriers ont refusé de réintégrer leurs postes après que 25 responsables aient été refoulés de l’usine.
D’après le responsable de la police provinciale, la police a été appelée pour assurer la sécurité des ouvriers qui souhaitaient retourner à leur travail. Mais des manifestants auraient bloqué la voiture du propriétaire qui tentait de quitter les lieux. Des militaires sont arrivés en renfort pour le dégager. Avec le résultat que l’on sait.

Selon Kong Athit, le secrétaire général de la Confédération cambodgienne du travail, la grève n’était pas illégale puisque les autorités en avaient été informées par avance.

 

Krystel Maurice