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Procès des Khmers rouges: Ieng Thirith hospitalisée à Bangkok

Ieng Thirith lors de sa dernière comparution devant les CETC en octobre 2011.

Accusée de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre mais libérée en raison de son état de santé, Ieng Thirith, ancienne ministre des affaires sociales sous le régime Khmer rouge, a reçu l’autorisation de quitter le territoire cambodgien pour être hospitalisée à Bangkok.

Atteinte de la maladie d’Alzheimer, Ieng Thirith vit actuellement chez sa fille, Ieng Vichida, à Païlin.
Cette dernière a informé les Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens ( CETC) que sa mère était tombée de son lit le 1er mars. Cette chute aurait aggravé son état et provoqué de fortes douleurs.

Depuis, sa santé ne s’est pas améliorée et nécessite une hospitalisation. En raison de problèmes à la colonne vertébrale et à la hanche,  un certificat établit par un médecin recommande qu’elle soit transportée dans un hôpital de Bangkok, le voyage depuis Païlin étant moins long que pour se rendre à Phnom Penh.

Au vue de ce certificat et de l’assurance fournie par sa fille que Ieng Thirith regagnera bien le Cambodge au terme de son traitement, les CTEC autorise ce transport, précise un communiqué du tribunal daté du 6 mars.

Par ailleurs, ce communiqué précise que selon le médecin diligenté par la cour pour examiner tous les six mois l’évolution de sa maladie, le scanner de la tête réalisé le 14 février a révélé outre une atrophie cérébrale, deux petits AVC ischémiques.
Son mari, Ieng Sary, ancien ministre des affaires étrangères durant le régime Khmer rouge, lui aussi poursuivi par le tribunal,  est décédé l’an dernier avant d’avoir été jugé.

A  l’heure actuelle, seuls Khieu Samphan, président du Kampuchéa Démocratique et Nuon Chea, numéro 2 du régime sont déférés devant la cour.

 

Krystel Maurice