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La mort de Sou Met, suspecté de crimes de masse, ravive les inquiétudes

Sou Met, commandant des forces aériennes durant le régime Khmer rouge est mort le 14 juin, à Battambang, a annoncé mercredi le général de division Ek Sam Oun, adjoint au commandement de la région 5. Âgé de 76 ans, il souffrait de diabète et d’insuffisance rénale.

Les  cérémonies funéraires ont  eu lieu le 17 juin au quartier général des forces armées royales de la région 5 qu’il avait rejoint à la fin des années 90, lorsque les Khmers rouges avaient déposé les armes. Sou Met y avait occupé le général de division durant plusieurs années, avant de prendre sa retraite, a précisé Ek Sam Oun.

Bien que n’ayant pas été formellement désigné comme suspect par le tribunal soutenu par l’ONU chargé de juger les anciens dirigeants khmers rouges, des documents du tribunal avaient révélé, en octobre 2011, que les procureurs tentaient de porter des accusations contre Sou Met pour sa participation alléguée à des purges qui se sont soldées par des dizaines de milliers de décès.

Son nom figurait dans le dossier baptisé cas n°3 du tribunal. Un dossier qui, comme le cas n°4, reste pour l’heure confidentiel. Le gouvernement reste farouchement opposé à toute nouvelle inculpation de dirigeants khmers rouges et deux juges internationaux, les juges Blunk et  Kasper-Ansermet en ont déjà fait les frais.

Ces deux dossiers seront-ils finalisés un jour ? Rien n’est moins sûr. En tout cas, sa mort, tout comme celle de Ieng Sary, rappelle, si besoin est, que le temps presse.