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Ieng Thirith a été libérée

Atteinte d’une maladie neuro-dégénérative, probablement de la maladie d’Alzheimer, Ieng Thirith, l’ancienne ministre des affaires sociales sous le régime Khmer rouge, a été libérée aujourd’hui par le tribunal chargé de juger les anciens dirigeants Khmers rouges.

Le tribunal avait ordonné sa libération jeudi 13 septembre, sa maladie la rendant « inapte » à être jugée. Les co-procureurs avaient aussitôt fait appel de cette décision, réclamant des mesures limitant sa liberté.

Considérant aujourd’hui que les procureurs ne contestent ni sa maladie, ni les raisons de sa libération, le tribunal a donc confirmé sa décision de libérer l’accusée, sans attendre d’examiner l’appel du parquet qui devrait intervenir dans une quinzaine de jours.

Dans son communiqué publié dimanche, la Chambre précise que Ieng Thirith devra rendre son passeport et tous documents de voyage, une mesure qui ne figurait pas dans l’ordonnance de jeudi.

La Chambre s’était alors contentée d’ordonner que Ieng Thirith ne quitte pas le territoire du Cambodge.
L’accusée est aussi «tenue de s’abstenir d’entraver de quelque façon que ce soit l’administration de la justice» et, en particulier, d’approcher tout témoin, victime et accusé, à l’exception de son époux, Ieng Sary, un des trois hauts dirigeants aujourd’hui jugés. Des mesures « provisoires », précise le Tribunal, dans l’attente de l’examen des demandes figurant dans l’appel du parquet.

Ieng Thirith a donc quitté la prison dimanche en compagnie de ses enfants venus l’accueillir.

 

Krystel Maurice