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Affaire Laurent Vallier: la belle-famille cambodgienne interrogée au sujet d’une demande de titres de propriété

Cinq personnes dont trois membres de la belle-famille de Laurent Vallier, devraient être assignées à comparaître le 24 janvier, a indiqué hier le juge Chem Rithy, chargé de l’enquête sur le décès de cet expatrié et de ses quatre enfants. Ces cinq personnes ont  été interrogées jeudi 4 janvier au sujet d’une demande de titres de propriété.

Expatrié au Cambodge,  Laurent Vallier et ses quatre enfants avaient disparus en septembre 2011 de leur domicile, près de Kompong Speu. Quatre mois plus tard, sa voiture et les restes des cinq corps étaient retrouvés dans l’étang de sa propriété. L’urne funéraire contenant les cendres de l’épouse de Laurent Vallier, décédée en couche en 2009, avait aussi été retrouvée dans le véhicule ainsi qu’une valise.

Suite à la plainte en France de la famille de Laurent Vallier pour assassinat, deux informations judiciaires ont été ouvertes, l’une en France, l’autre au Cambodge. La justice française a également transmis une commission rogatoire internationale pour « demander le rapatriement en France des corps de la famille en vue d’un examen complémentaire ». Depuis l’enquête semblait au point mort.

Tith Chhuon et Sar Sarvy, les beaux parents du Français décédé, leur fille Lou On, un responsable de village et un témoin ont été interrogés jeudi à propos d’une demande de titres de propriété qu’ils ont déposée concernant deux terrains d’un hectare chacun, dont l’un est occupé par la grande maison que Laurent Vallier avait fait bâtir près de Kompong Speu.

Le juge Rithy qui précise qu’il travaille en collaboration avec la justice française a déclaré au Phnom Penh Post que le juge français devrait arriver fin janvier ou début février au Cambodge. « Nous devons vérifier tous les points  de cette affaire, y compris le fait que Tith Chhuon revendique la propriété de ces terrains».

 

Le juge nous accuse d’être impliqué dans les meurtres”

 

Interrogé par le Phnom Penh Post, Tith Chhuon, le beau-père de Laurent Vallier, a confirmé cet interrogatoire «  Le juge nous accuse, moi et ma famille, d’être impliqués dans les meurtres de mon gendre et des mes petits enfants.  Je ne peux supporter cette accusation. Comment aurai-je pu faire ça ? Je les aimais vraiment. Pourquoi ne pourrais-je réclamer ces terrains qui appartenaient à ma fille ».

Une déclaration qui contredit pour le moins celle faite au même Phnom Penh Post, le lendemain de la découverte des corps  «Après le décès de ma fille, je suis venu vivre avec la famille durant cinq mois. Il [ Laurent Vallier]m’avait promis de ne pas rentrer en France. Il disait qu’il voulait vendre sa propriété et venir vivre avec moi à Prey Veng jusqu’à la fin de ses jours».

Dans une interview au quotidien  La Dépêche daté du 18 septembre, Xavier Vallier déclarait  au sujet de la mort de son frère Laurent et des ses enfants «  L’une des hypothèses reste celle d’un différend autour des titres de propriété, détenus par mon frère, mais que certaines personnes de son entourage voulaient s’approprier ».

Krystel Maurice