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Calme précaire à Preah Vihear

C’est un calme précaire  qui a régné mardi autour du temple de Preah Vihear, l’armée cambodgienne et Thaïlandaise continuant de se faire face. Aucun tir n’a cependant été entendu. Cinq soldats cambodgiens ont été tués et 45 blessés depuis le début des affrontements vendredi, selon Hor Namhong, le ministre cambodgien des affaires étrangères. Coté thaïlandais, deux soldats et un villageois ont été tués. On dénombre également une trentaine de blessés.

Le gouvernement cambodgien a autorisé lundi quelques journalistes à se rendre sur place. Selon le correspondant de l’agence Reuters, le temple n’a subit que des dégâts mineurs, contrairement aux affirmations du gouvernement cambodgien qui soutenait qu’une aile de  l’édifice s’était effondrée.

Les villages environnants ont été évacués, tant du côté cambodgien que du côté thaïlandais.

L’Onu refuse d’intervenir

Sur le front diplomatique, la Chine et les États-Unis ont lancé des appels à la retenue. Accusant la Thaïlande “d’agressions répétées“, le Premier ministre cambodgien Hun Sen avait réclamé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’Onu afin de déployer des “casques bleus” dans la zone, mais sa requête a été rejetée par l’instance des Nations unies, qui estime que les pourparlers doivent avant tout être menés au niveau régional.

Mandaté par l’Association des nations de l’Asie du Sud-est (Asean), le ministre indonésien des Affaires étrangères Marty Natalegawa a entamé une médiation entre les deux pays. Il s’est rendu lundi à Phnom Penh  pour y rencontrer le Premier ministre cambodgien et mardi Bangkok.

Manifestations interdites dans sept quartiers de Bangkok

En Thaïlande, les Chemises jaunes ont annoncé une grande manifestation vendredi pour réclamer la démission du Premier ministre. Mais hier, le conseil des ministres a décidé de remettre en vigueur  la « loi de sécurité intérieure » (ISA) qui permet de renforcer la sécurité face à la multiplication des manifestations politiques dans la capitale.

Cette loi  permet notamment aux forces de l’ordre d’interdire les rassemblements dans certains lieux.
Du 9 au 23 février, les manifestations seront donc interdites dans sept quartiers de Bangkok.

 

Krystel Maurice