En continu

Mort de Laurent Vallier et de ses quatre enfants: la thèse du suicide officiellement écartée

L’enquête menée au Cambodge par la justice française écarte la thèse du suicide dans la mort de Laurent Vallier et de ses quatre enfants dont les corps avaient été retrouvés au fond d’un étang il y a plus d’un an, a indiqué l’ambassade de France à Phnom Penh samedi.

La juge d’instruction du Tribunal de Grande instance de Paris en charge du dossier, Claudine Enfoux, a pu se rendre sur place et travailler avec une équipe d’enquêteurs. «Des avancées extrêmement sérieuses ont été réalisées. Elles permettent désormais d’écarter l’hypothèse du suicide», a précisé le communiqué de l’ambassade.

«Les échanges de pièces et de procédure, les recherches de police technique très délicates et les nombreuses auditions n’ont été possibles que grâce à une collaboration très efficace et constante des équipes cambodgiennes».

Une urne funéraire, identifiée par des proches comme étant celle de l’épouse, une Cambodgienne décédée en 2009, se trouvait aussi dans la voiture.

Chhim Rithy,le juge cambodgien qui avait déjà fait état, à deux reprises cette semaine,  de la découverte de trace de sang dans la propriété de Laurent Vallier, a confirmé ces informations. Il  a à nouveau indiqué aujourd’hui que des traces de sang avaient été découvertes dans la maison des victimes ainsi que sur une corde. «Ce n’est pas un suicide», a-t-il convenu.

En janvier 2012, les corps en décomposition de Laurent Vallier et de ses quatre enfants avaient retrouvées dans sa voiture immergée dans la mare située sur sa propriété. Laurent Vallier et ses enfants n’avaient plus donné signe de vie depuis septembre 2011. Inquiets de cette disparition, ses parents domiciliés dans les Hautes Pyrénées avaient alerté l’ambassade de France.

La police cambodgienne avait immédiatement conclu au suicide, en dépit de nombreuses incohérences. Une thèse réfutée par les parents de Laurent Vallier, lesquels ont porté plainte en France pour assassinat. Deux enquêtes sont donc en cours, l’une menée par le juge cambodgien Chhim Rith et l’autre par une juge française, laquelle est arrivée au Cambodge le 10 mars, accompagnée d’une équipe de la politique scientifique.

Krystel Maurice