En continu

L’opposition annonce des manifestations hebdomadaires à partir du 15 décembre

C’est à Siem Reap et non pas à Phnom Penh comme annoncé précédemment que le Parti du Sauvetage national du Cambodge (CNRP) a finalement décidé de manifester le 10 décembre à l’occasion de la journée mondiale des droits de l’homme de l’ONU. Plusieurs autres manifestations auront lieu à Phnom Penh ce jour-là, à l’appel des ONG notamment, mais aussi des quelque 5000 employées de l’usine textile SL, et c’est la raison pour laquelle l’opposition a préféré délocaliser son défilé, a expliqué l’un des porte-paroles du Parti.

Mais  le 15 décembre, et durant les semaines qui suivront, le Parti appellera à des manifestations hebdomadaires.

Les députés de l’opposition refusent toujours de siéger à l’assemblée nationale tant qu’une enquête indépendante sur les résultats des élections législatives du 28 juillet  ne sera pas conduite.
Selon les résultats officiels, le Parti du peuple cambodgien a remporté 68 sièges et l’opposition  55 sièges. L’opposition mais aussi plusieurs organismes de surveillance de ces élections ont relevé des irrégularités massives durant ce scrutin.

Il reste que le parti au pouvoir refuse toute enquête et que de mois en mois les perspectives d’une solution à la crise se réduisent comme une peau de chagrin.  La dernière rencontre entre

les représentants des deux partis, le 5 novembre, n’a donné aucun résultat.

La semaine dernière Sam Rainsy, qui préside le Parti du sauvetage national du Cambodge a posé un ultimatum. Si d’ici la fin de l’année aucune enquête n’est diligentée, les pourparlers seront définitivement rompus.

D’où ces appels à manifester chaque semaine à partir du 15 décembre afin de faire pression sur l’adversaire. Jusqu’à quand? « C’est une guerre d’usure, explique Sam Rainsy, nous sommes en train de préparer une longue période de pourrissement ». «  La chute du régime est une question de temps ».

Krystel Maurice