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Légistatives de juillet: le pouvoir de père en fils

Ultra majoritaire, le Parti du Peuple Cambodgien a de très beaux jours devant lui. Il contrôle aujourd’hui 90 des 123 sièges de l’Assemblée nationale et les prochaines élections de juillet ne seront sans doute qu’une formalité de plus.  Car non seulement l’opposition est considérablement affaiblie mais plusieurs des candidats du PPC ne sont autres que les propres fils des principaux leaders du parti.

Agé de 30 ans, Hun Many, l’un des fils du Premier ministre Hun Sen a été ainsi désigné comme candidat dans la province de Kampong Speu. Dy Vichea, le fils du défunt chef de la police Hok Lundy et époux de Hun Mana, fille du Premier ministre, devrait aussi être désigné comme suppléant dans la province de Svay Rieng.

Selon Cheam Yeap, membre du comité permanent du PPC, d’autres fils de dignitaires du Parti feront campagne.
Sar Sokha, adjoint au chef de la police de Phnom Penh et également  fils du ministre de l’intérieur Sar Kheng, se présentera dans la province de Prey Veng.
Dans la province de Kompong Cham, Say Sam Al, le fils de Say Chhum, actuel vice-président du Sénat, sera candidat.
Il faudra aussi compter avec le fils de Dith Munthy, président de la Cour suprême, candidat dans la province de Kandal et aussi avec le fils du vice-premier ministre Sok An dans la province de Takeao.

A la question de savoir si ces désignations ne s’apparentent pas à du népotisme, Cheam Yeap dont le propre fils se présentera dans la province de Battambang, rétorque : « Ce sont les fils des leaders du parti, ils sont vraiment doués et détiennent tous au moins une licence d’université. Ils sont donc capable de diriger le pays et de le conduire sur la route du développement».

 

Krystel Maurice