En continu

Droits de l’homme: les accusations du Parlement européen sont mensongères, estime le Cambodge

Dans une résolution approuvée le 26 octobre (ici , en anglais), le Parlement européen a  vigoureusement dénoncé les atteintes aux droits de l’Homme dans le pays : condamnation à des peines de prison de Mam Sonando, président de l’association cambodgienne des Démocrates accusé de crime d’État et de trois autres défenseurs des droits de l’homme, meurtre de l’écologiste Chut Wutty et de Heng Chantha, une adolescente de 14 ans tués par des policiers, détention et condamnation arbitraire de 13 femmes qui manifestaient pacifiquement contre les expulsions du lac de Boeng Kak, expulsions forcées par les autorités et les compagnies privées de 400 000 personnes privées de leurs terre, de leur maisons et de leurs moyens de subsistance au cours des dix dernières années,  recours à la force contre les manifestants, condamnation « politiquement motivée » du leader de l’opposition  Sam Rainsy et, nécessité de réformer le système électoral afin de répondre aux standards internationaux et permettre à l’opposition de prendre part aux élections de 2013.

Par la voix de son chargé d’affaire à l’ambassade à Bruxelles, la réponse du Cambodge est sans ambigüité. Dans une lettre datée du 1er novembre, ce dernier rejette en bloc ces accusations qualifiées de « mensongères ».

 

Krystel Maurice