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La Commission Européenne condamne fermement la répression

La Commission européenne a fermement condamné lundi 10 août le déferlement de poursuites judiciaires contre tous ceux qui osent émettre des critiques à l’égard du gouvernement cambodgien, estimant que ces procès étaient de nature à restreindre gravement le processus démocratique en cours.
Réunis vendredi 7 août sous la présidence de Rafael Moreno, les ministres des affaires étrangères ont estimé que les procès pour diffamation ou désinformation intentés par le gouvernement contre des responsables de l’opposition cambodgienne et des journalistes, ainsi que les lourdes condamnations prononcées ces dernières semaines, visent à réduire au silence la société civile.

Dans un communiqué, la Commission européenne dénonce également « l‘indifférence » du gouvernement à l’égard de la liberté d’expression des élus et pointe du doigt les accusations de « désinformation » dont sont victimes les journalistes qui osent critiquer la politique gouvernementale.

Pour sa part, le Centre cambodgien des droits de l’homme dénonce la condamnation de Mu Sochua et les violences policières contre la marche pacifique improvisée par le parti de Sam Rainsy à l’issue du procès. « C’est un nouveau jour sombre pour la justice et la démocratie au Cambodge » regrette l’Ong dans un communiqué.

Krystel Maurice