En continu

Procès des 23 accusés du textile: tandis que Vorn Pao s’effondre à la barre, l’accès aux soins médicaux enfin autorisé

Les médecins de la Licadho ont pour la première fois été autorisés à visiter demain les 21 personnes toujours détenues à  Phnom Penh suite aux manifestations des ouvriers du  textile du 2 et du 3 janvier, annonce l’association cambodgienne des droits de l’homme.

La plupart des accusés ont été sévèrement battus par les forces de l’ordre et l’état de santé de plusieurs d’entre eux restent préoccupant.

A la prison CC3, ils ont reçu la visite d’un médecin de la Licadho une fois par semaine.

Mais depuis le 24 avril, date de leur transfert de la prison de haute sécurité CC3, à 80 km de Kompong Cham, ils n’ont reçu aucun soin, l’administration s’y étant fermement opposée jusqu’ici.

En 20 ans, précise la Licadho, une association cambodgienne de défense des droits de l’homme,  jamais le ministère cambodgien de l’intérieur et le département  général des prisons n’a imposé autant de restrictions à l’association pour qu’elle puisse intervenir pour des raisons médicales et humanitaires auprès de prisonniers.

Ouvriers du textile, syndicalistes ou membres d’associations des droits de l’homme, ils sont actuellement détenus dans la prison de haute sécurité CC1 de Phnom Penh. Leur procès est en cours et depuis mardi les audiences se poursuivent. Nous y reviendrons ultérieurement.
Durant ces audience, les médecins de Licadho n’ont pu leur fournir qu’une assistance limitée, souligne l’association. Les centres CC1 et CC3 manquent de ressources et d’équipement et les prisonniers se voient regulièrement refuser l’accès aux soins, précise la Licadho.

Ce matin, Vorn Pao, président de l’Association indépendante  pour la démocratie de

l’économie informelle (IDEA)  qui était en train de déposer à la barre s’est évanoui et a du être évacué. Après avoir reçu quelques soins il a cependant pu assister à la suite de l’audience. Dans l’après-midi d’hier déjà, il n’avait pu poursuivre sa déposition.

Il venait tout juste d’expliquer qu’il avait reçu de nombreux coups de la part des membres du bataillon militaire 911.

 

Krystel Maurice