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Les 10 ans du Festival Angkor Photo

©Photo Debasish Shom oil Rush (Birmanie)
 ©Photo Debasish Shom oil Rush (Birmanie)

©Photo Debasish Shom oil Rush (Birmanie)

 

Coup d’envoi samedi à Siem Reap du Festival Angkor Photo qui fête cette année ses dix ans d’existence. L’occasion pour tous ceux qui se trouveront ici de découvrir jusqu’au 6 décembre de formidables reportages projetés chaque soir au Foreign Correspondant Club.

Créé en 2005, Angkor Photo n’est pas festival comme les autres. Ici ce ne sont pas les grands noms de la photographie que l’on donne à voir. A la différence de la plupart des festivals où la quasi-totalité des travaux montrés sont ceux de photographes occidentaux, Angkor Photo, lui, propose de découvrir des talents émergents en Asie.

D’année en année, ce rôle de passerelle a produit ses effets. L’an dernier, quelques 1200 photographes de 75 pays s’étaient portés candidats. Sur les quelques 10% retenus, plus de la moitié étaient asiatiques.
Et d’année en année aussi, les agences, les directeurs photos, les responsables d’associations ont compris qu’ici, ils pourraient trouver les photographes qu’ils cherchaient.

Pour renforcer cette vocation, les organisateurs ont, comme l’an dernier, offert la possibilité à trente photographes asiatiques de participer à des ateliers conduits par six professionnels.

Durant ces six jours, quatorze expositions sont également proposées à travers toute la ville, dont une, cette année, tout le long de la rivière.

L’accès au festival est entièrement gratuit. D’autant plus méritoire que le festival ne dispose d’aucune subvention publique « Nous faisons avec des bouts de ficelles car nous ne recevons aucun financement de la France ou du Cambodge, nous n’avons que des sponsors privés », explique Françoise Callier, coordinatrice du programme. Comme quoi on peut aussi briser des frontières avec des bouts de ficelles.

 

Krystel Maurice