Agnès Buzyn : « C’est douloureux », l’ancienne ministre de la santé parle avec beaucoup d’émotion, de l’enquête dont elle fait l’objet

Anciennement ministre de la santé, Agnès Buzyn est revenue avec émotion sur l’enquête dont elle fait l’objet.

Conviée par Jean-Pierre Elkabbach sur le plateau de CNews, Agnès Buzyn est revenue sur la mise en examen dont elle a fait l’objet récemment. Accusée par des magistrats de la Cour de justice de la République d’avoir « mis en danger la vie d’autrui », l’ancienne ministre de la santé est plutôt sereine et se montre optimiste quant à l’issu des auditions qui doivent bientôt commencer. Alors qu’elle a quitté son poste ministériel depuis février 2020, la professeure des universités devra faire face à la justice pour répondre aux accusations qui pèsent contre elle.

Agnès Buzyn sans aucun regret

 

Aujourd’hui âgée de 58 ans, Agnès Buzyn a été la tête du ministère de la santé jusqu’en février 2020 et c’est pour cette raison que, ce vendredi 10 septembre, elle a été mise en examen par des magistrats de la cour de la justice de la république. Elle est accusée d’avoir « mis en danger la vie d’autrui ». La crise sanitaire du Covid-19 l’a trouvé en poste et durant cette période, l’ancienne membre du gouvernement d’Emmanuel Macron estime avoir fait ce qu’il fallait. C’est d’ailleurs sur le Micro de CNews via l’émission de Jean-Pierre Elkabach qu’elle a pris la parole ce dimanche 10 octobre pour défendre sa cause.

 

En février 2020, elle a démissionné de son poste ministériel pour aller remplacer Benjamin Griveaux qui était accablé par une histoire de vidéos à caractère sexuel. Elle s’est ainsi retrouvée en pleine campagne dans le cadre des municipales à Paris. Elle a d’ailleurs fini troisième au second tour de ces élections. Grâce à la tribune d’expression Repères de CNews, la femme politique a tenu à faire part de son état d’esprit face à ces accusations qui pèsent contre elle. Elle a fait savoir qu’elle n’a aucun doute quant à la décision de la justice qui tranchera en sa faveur dans sa gestion de la crise sanitaire liée au Covid-19. Elle a ensuite fait savoir que c’est douloureux d’imaginer qu’elle ait pu poser volontairement un acte qui nuirait à la santé de qui que ce soit alors qu’elle qui a dédié sa vie à la santé des gens. Puis elle a enchainé en laissant entendre qu’elle ne regrette aucune des décisions qu’elle a prises pendant son passage au ministère de la santé.

Sous protection policières suite à des menaces et des injures

 

Il faut rappeler que des perquisitions avaient eu lieu dans son bureau ou au domicile de plusieurs autres personnes en septembre 2020. Olivier Véran (Ministre des Solidarités et de la Santé), Edouard Philippe (ancien premier ministre), Sibeth Ndiaye (Ancienne Porte-parole du Gouvernement français), Jérôme Salomon (directeur général de la Santé) et Geneviève Chêne (directrice générale de Santé Publique France) ont également subi ces perquisitions. Aujourd’hui à direction exécutive de l’académie de formation de l’OMS, l’hématologue bénéficie d’une protection policière car, comme elle a confié, elle est victime d’injures et de menaces. Malgré cela, Agnès Buzyn croit fermement en son innocence et ne doute pas que la vérité éclatera au grand jour.

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