Big Eyes (Arte) : l’histoire vraie de l’incroyable arnaque qui se cache derrière le film de Tim Burton

Savez-vous que pour Big Eyes, Tim Burton s’est inspiré d’une histoire vraie ? Découvrez la vérité dans la suite de ces lignes.

C’est une histoire sans conteste incroyable qu’a fait sortir Tim Burton dans son film Big Eyes sorti en 2014. La fin des années 50 et les débuts des années 60 ont été marqués par plusieurs évènements, dont la fulgurante ascension d’un peintre qui avait réussi à s’imposer grâce à l’unicité de ces œuvres. Il s’agissait de Walter Keane qui a révolutionné le commerce de l’art par son charisme exceptionnel. Cependant, derrière cette gloire, se cachait une étrange vérité qui finit par se révéler aux grands publics. Les prétendus tableaux du supposé peintre devenu célèbre et riche n’étaient rien d’autre que des œuvres de son épouse qui était en réalité, la véritable artiste.

Walter Keane : Une figure de l’imposture

 

Tout commence en 1958, quand Margaret Ulbrich, jeune mère, alors âgé de 31 ans, prends la décision de quitter le domicile conjugal et de s’installer avec sa petite fille à San Francisco. Elle met rapidement son plan en exécution et se lance dans la recherche d’un emploi afin de pouvoir subvenir à ses besoins et à ceux de sa fille. Néanmoins, en dépit de son grand talent d’artiste, aucune porte d’emploi ne parvint à s’ouvrir à elle. Et comme il fallait quand même avoir une rentrée d’argent, la jeune mère décidera de se lancer dans la réalisation de portrait en public. C’était sans doute une activité, très moins rémunéré, à l’époque, mais elle s’y était résignée. C’est à ce moment que la jeune mère croisera le chemin de Walter Keane, lui aussi, peintre de rue, mais pas assez talentueux que Margaret. L’histoire d’amour s’installera très vite.

 

Entre temps, l’ancien époux de Margaret dont il est divorcé découvre qu’elle était à San Francisco et depuis lors, celui-ci n’arrête pas de menacer de retirer à sa femme, le droit de garde de leurs filles. Profitant rapidement de cette brèche, Walter proposa à Margaret de l’épouser afin d’empêcher son mari de mettre ses menaces à exécution. Une idée que la jeune artiste accepta sans détour. Usant toujours de son charisme et de son charme, Walter réussira également à convaincre sa femme de signer ses tableaux en son nom et de les vendre puisqu’à l’époque, il était particulièrement très difficile pour les femmes de s’imposer dans certains domaines spécifiques de l’art. En décidant de laisser signer son homme ses œuvres, Margaret aurait certainement pensé que ce dernier agissait dans son intérêt et que c’était la bonne chose à faire. De plus, Walter n’était pas seulement un homme charismatique, il avait également tendance à être dominant. Dès lors, vous imaginez qu’il est probable qu’une femme aussi timide que Margaret ne peut lui résister longtemps. Plus tard, Margaret découvre que Walter se servait d’elle en réalité en prenant sur lui tous les mérites. Leur relation va donc se détériorer et tous ses facteurs ont fini par contribuer à l’éclatement de la vérité.

Un procès finalement gagné

 

Un procès s’ouvre à la fin de l’histoire pour mettre fin aux litiges relatifs au droit d’auteur disputé par les deux ex-amoureux. Margaret gagne le procès en 1986, suite au refus de Walter de peindre un tableau dans le but de prouver son réel talent. Ce dernier qui prétend avoir une douleur à l’épaule, a assisté impuissant au triomphe de sa femme qui n’a pris que 53 minutes pour exécuter la peinture du tableau demandé par le juge. Une indemnité de 4 millions de dollars a donc finalement été versée à la véritable artiste. Cette histoire très surprenante suscite l’intérêt de Tim Burton qui décide de sortir du cadre gothique pour lequel il est connu et de produire Big Eyes basé sur cette histoire vraie de Margaret.

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